Premières impressions sur Guild Wars 2

Depuis la sortie de World of Warcraft, beaucoup d’éditeurs de jeux vidéos ont voulu détrôner le titre de Blizzard au Panthéon des jeux de rôle massivement multijoueur. Pourtant, malgré des licences aussi prestigieuses que Star Wars, Warhammer ou encore Conan, personne n’est arrivé à remporter le succès de ce titre. Mais il y a un jeu, en revanche, qui a profité d’une communauté de joueurs un peu particulière : Guild Wars. Fort de quatre volets et d’un contenu assez exceptionnel, Guild Wars a proposé pendant près de 7 ans un univers particulièrement étendu, des quêtes en grand nombre et, surtout un gameplay qui se démarque de la concurrence. C’est donc avec beaucoup d’impatience que le second volet était attendu.

250 ans après les évènements de Guild Wars Eye of the North, les Humains ne sont plus la race prédominante de la Tyrie. Ils doivent désormais compter avec quatre autres races : les Norns, les Asuras, les Charrs et les superbes Silvaris. De nombreux bouleversements géographiques ont affecté le pays en raison de l’éveil des dragons ancestraux. Guild Wars 2 vous propose donc de prendre une part active dans la vie de votre monde au travers de l’histoire d’un avatar.

A la différence du premier volet, le monde n’est plus instancié : vous croiserez de nombreux autres joueurs au fil de vos voyages dans un monde encore plus grand et imposant que dans toutes les extensions du premier volet réunies. Les seuls endroits instanciés que j’ai croisés au cours des 20 premiers niveaux de leveling sont ceux qui racontent l’histoire personnelle de votre avatar. Et pour être honnête, c’est la partie du jeu que j’ai trouvé la plus intéressante : votre personnage propose une histoire à laquelle vous devez participer sans l’aide d’autres joueurs. Le scénario que j’ai suivi guidait mon héroïne au combat contre un groupe dissident de gardes de la capitales et la mène ensuite à la recherche de ses parents qui l’ont abandonnée à sa naissance. Sans être extrêmement original, l’histoire est plaisante à suivre et propose quelques rebondissements bien sympathiques. D’autre part, cette histoire est influencée par la création de votre personnage puisque on vous y posera de nombreuses questions pour étoffer son background.

Votre progression au long des 80 niveaux de progressions (quand même, hein !) se fera donc de deux manières différentes : la première consistera à suivre le fil de cette quête principale. Mais elle présente des écarts de niveaux assez élevés entre chaque quête, ce qui vous poussera à explorer la carte de la Tyrie pour trouver différentes quêtes de moindre importance. Celles-ci comportent types de quêtes différentes :

  • les quêtes de coeur qui consistent à aider des personnes à accomplir une tâche. L’avantage de ces quêtes par rapport à celles des jeux concurrents est quelles sont plutôt variées et se déroulent sur une partie assez importante de la carte. D’autres part, les actions des autres joueurs participent aussi à l’accomplissement de ces quêtes, ce qui les rend moins pénibles.
  • les évènements ponctuels qui vous demandent généralement de participer à une bataille rangée contre des personnages non joueurs.
  • les quêtes de groupe qui vous demandent de tuer un monstre amplement supérieur à votre niveau actuel avec un groupe de joueurs. Ici encore, Guild Wars 2 se démarque de la concurrence par le fait que vous n’avez pas besoin de grouper les autres joueurs pour les accomplir : il suffit que vous soyez tous au même endroit pour combattre le boss. La principale différence avec un jeu comme World of Warcraft est qu’un tel boss est absolument impossible à tuer tout seul : vous vous prenez trois coups et çà en est fini de votre barre d’énergie. Le seul que j’ai croisé sur ma route n’est tombé que contre une dizaine de joueurs. C’est vous dire que vous n’avez aucune chance si vous vous promenez tout seul ;)

Cet éventail de possibilités évite donc toute monotonie et c’est plutôt bienvenu.

La seconde grosse différence avec World of Warcraft réside dans la barre d’actions à votre disposition. Ici, oubliez les icônes en nombre important : vous avez droit à dix techniques offensives ou défensives. La partie gauche de la barre d’action est destinée à votre arme principale. Les techniques s’y débloquent simplement en utilisant vos armes et elles sont toutes liées à l’utilisation de celle-ci. Par exemple, avec ma rôdeuse, équipée d’un arc court, j’ai la possibilité d’envoyer plusieurs flèches empoisonnées en même temps mais aussi de ralentir le déplacement des personnages, de tirer en sautant en arrière pour éviter de rester au corps à corps, etc. Cette limitation dans les actions est compensée par le fait que vous pouvez équiper deux armes différentes et passer de l’une à l’autre en appuyant sur une touche. Par exemple, avec une classe de dégâts à distance, vous allez équiper une arme à distance et une arme de corps à corps au cas où votre adversaire vous rattrape, les deux n’ayant évidemment pas les mêmes techniques à disposition.

La partie droite de la barre est destinée aux techniques propres à votre classe de personnage et se débloquera au fur et à mesure de votre progression. La première est toutefois destinée à un sort de soin (toutes les classes de Guild Wars 2 dispose de soins pour eux ou le groupe). Les techniques seront à choisir entre un éventail relativement réduit. Par exemple, ma rôdeuse dispose de sorts pour poser des pièges, ordonner à son familier d’augmenter ses dégâts, d’encaisser les dégâts à votre place, etc. Cette barre d’action réduite implique que vous ne pouvez pas foncer comme un porc pour combattre vos ennemis. Vous devrez adapter vos sorts à l’ennemi ou à votre façon de jouer.  Cet aspect tactique est relativement inhabituel pour un jeu de ce type et je pense qu’Arena.net à vraiment une carte à jouer à ce niveau !

Voilà pour les choses que j’ai trouvé les plus sympas dans ce jeu. Evidemment, Guild Wars 2 propose un graphisme très agréable à l’oeil et le chara-design est quand même bien plus classe que celui de World of Warcraft. Évoluer dans un univers riche et superbe participe évidemment au plaisir de jouer. Pour l’instant, ma rôdeuse est encore dans la partie basse du leveling. Il me reste encore à découvrir le jeu joueur contre joueur qui peut changer toute la donne, vu que le premier volet de Guild Wars est réputé pour ce domaine. Je ne me suis toutefois pas ennuyé dans ces premiers niveaux, loin de là d’ailleurs. Entre l’apprentissage d’un nouveau gameplay, les quêtes persos et l’apprentissage des métiers, j’ai eu fort à faire ;) N’hésitez pas à dire ce que vous en pensez si vous jouez au jeu et à laisser vos impressions en commentaires.

About Olivier

Intoxiqué par les nouvelles technologie, je mange de l'actu tech au petit déjeuner : articles, blogs, podcasts, tout y passe pour garder un oeil sur cette passion dévorante. Comptable de profession, j'ai une affection particulière pour tous les aspects de la culture geek et j'aime la partager avec les personnes intéressées (et intéressantes).